L'ère de l'iTrading

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Les mots « What is iTrading? » en blanc et vert sur fond sombre avec une courbe verte

Pendant plusieurs cycles, les applis crypto qui comptaient étaient spéculatives, et elles ont compté tant que la spéculation payait. Puis l’attention s’est tournée vers l’IA, la prime spéculative s’est amincie, et les applis qui n’avaient rien derrière elles ont cessé de retenir leurs utilisateurs. Ce départ a montré quels produits crypto ont une raison d’exister par eux-mêmes. La crypto doit désormais construire des produits que les gens ont envie d’utiliser, et elle est entrée dans une ère de produits grand public portés par une demande organique.

Les cas d’usage

La crypto a peu de cas d’usage légitimes, mais ceux qu’elle a sont énormes. Les stablecoins et les transferts, servis par les blockchains et les émetteurs. Le rendement, servi par la DeFi. Le trading et les actifs du monde réel, servis par les exchanges. Les marchés de prédiction. Et le jeu d’argent, présent depuis le début.

Tous sont spéculatifs par nature. Ce n’est pas ce qui les distingue de l’ère précédente. Ce qui les distingue, c’est que la spéculation y est une demande réelle et non une demande fabriquée. Le rendement est une position sur un protocole, un marché de prédiction est une position sur un résultat, un stablecoin est souvent du capital spéculatif en transit. Cela va à l’encontre de l’hypothèse du dernier cycle. Mal maniée, la spéculation remplace le produit et ne laisse rien derrière elle quand le sentiment se retourne. Bien maniée, la spéculation est le produit, parce que c’est précisément pour spéculer que les utilisateurs viennent.

Deux types de produits

Il y a ici une distinction profonde que la crypto brouille d’habitude : la différence entre un produit spéculatif et un produit grand public. Dans un produit spéculatif, les utilisateurs se voient comme des investisseurs du protocole plutôt que comme ses utilisateurs. La demande pour le produit et la demande pour le token ne font qu’un, et quand le token cesse de bouger, le produit cesse d’exister. C’était le modèle dominant des derniers cycles.

Un produit grand public capte une demande organique pour ce qu’il fait. Polymarket et Hyperliquid sont les références. La demande reste spéculative, mais la spéculation est la raison pour laquelle les utilisateurs tradent, pas la raison pour laquelle ils sont sur la plateforme. Le produit est utile en soi. Il sert une pulsion spéculative au lieu d’en fabriquer une.

La spéculation change de tempérament

La spéculation elle-même a changé. La finance traditionnelle avançait lentement, à l’horizon du trimestre. Les futures crypto l’ont rendue plus rapide et plus volatile, avec l’effet de levier et la liquidation. Les memecoins l’ont encore comprimée, à l’horizon de quelques heures, sur des actifs dont la seule promesse est d’arriver tôt. Le risque et la vitesse ont augmenté ensemble à chaque étape, et le trading s’est rapproché du divertissement.

La crypto est en train de l’intégrer. Le trading adopte les mécaniques du divertissement et converge avec l’iGaming. L’iGaming va dans l’autre sens et gagne en légitimité, comme les marchés de prédiction quand ils ont transformé le pari en prévision. Les deux convergent depuis des directions opposées.

L’iTrading

La catégorie qui en naît, c’est l’iTrading. Elle donne aux traders ce qu’ils veulent, à savoir des graphiques rapides, une exécution immédiate et une expérience, et elle traite le trading comme l’iGaming traite son produit, avec la même promotion et le même design émotionnel. L’iTrading se distingue de l’iGaming parce qu’il repose sur le comportement. Le résultat dépend de la lecture, du timing et de la discipline de l’utilisateur. Cela lui donne un vrai pouvoir d’action et rapproche l’iTrading d’un marché de prédiction.

De plus en plus d’applis fonctionnent ainsi. Les mises en œuvre diffèrent ; l’idée est la même.

Catapult Trade

Catapult Trade est une appli d’iTrading. Elle débarrasse le trading de ses frictions et traite l’expérience comme du divertissement.

Dans les tranchées, la liquidité doit exister avant que quoi que ce soit puisse se passer : un pool pour créer un token, un pool contre lequel trader, tout un appareil entre l’utilisateur et le trade. Sur Catapult Trade, les graphiques ne sont pas produits par un carnet d’ordres. Ils sont générés de façon algorithmique, et le PNL des traders est réglé contre un pool de liquidité : il n’y a donc aucun pool à alimenter avant que l’activité commence. Il en va de même pour le temps. La spéculation ordinaire, c’est attendre qu’un token bouge, à travers de longues périodes où rien ne se passe et où la conviction s’effrite. Sur Catapult Trade, le graphique est en direct et l’exécution immédiate. Le trade se joue dans l’instant.

Un environnement généré ne fonctionne que s’il est neutre et que si l’on peut lui faire confiance. L’évolution du prix vient d’un modèle utilisé en finance quantitative depuis des décennies, configuré pour que ni le long ni le short n’ait d’avantage intrinsèque. Sur un grand nombre de trades égaux, le rendement moyen est nul, et ce sont la compétence et le hasard qui départagent les traders. Cela supprime la condition qui définit le trading ordinaire, où l’information permet à certains participants de profiter aux dépens des autres et où la plupart perdent face à des initiés mieux informés. Il n’y a aucune séquence privilégiée à connaître à l’avance : le désavantage structurel des tranchées et du carnet de futures disparaît.

La confiance vient de l’engagement pris à l’avance sur le graphique. Au lancement d’un graphique, la plateforme publie un hash cryptographique de sa trajectoire complète. Le hash ne révèle rien tant que le graphique n’est pas résolu, puis chacun peut vérifier que le graphique correspond à l’engagement initial. Comme chaque graphique est généré en entier avant d’être mis en ligne, il n’existe aucun moment où il pourrait être modifié en cours de route. L’équité est vérifiable, pas seulement promise, et le système a été audité de façon indépendante par Halborn et Hashlock.

Le modèle donne à la plateforme un levier que les tranchées n’ont pas. La volatilité peut être réglée volontairement, à un niveau adapté à l’attention que demande ce type de trading, au lieu d’être héritée d’un marché peu liquide et manipulable. L’environnement est conçu pour le trader, et non adapté après coup, et il est plus équitable que les alternatives. C’est cette combinaison que vise l’iTrading, et c’est pourquoi ce tournant de la crypto ressemble moins au dernier cycle qu’au début d’un meilleur.